des nouvelles
des nouvelles de la vie de masseuse ● De loin on dirait que rien n’a changé. Je continue de dédier mes matinées au sommeil, à l’écriture, à boire des cafés avec mon amoureux, à répondre aux audios de mes amies, à m’occuper des courses et lessives. Les après-midis jusqu’au soir : massages (et administratif si besoin). Sauf que, depuis six mois, j’ouvre mes créneaux au fur et à mesure pour m’assurer que les rendez-vous se suivent. Ça me permet de maintenir l’élan entre deux clientes plutôt que de le briser avec une pause trop longue ; j’ai toujours le temps de souffler mais mon énergie reste haute. Résultat : une meilleure récupération physique et un gain de temps continu (plutôt que fractionné). Ça + la simplicité grisante de mes déplacements maintenant que j’ai mon propre vélo (après dix ans à vanter aveuglément les mérites de Vélib’......) m’offrent l’impression d’être encore plus souveraine de mon temps. Je fais + de choses, + facilement. Ça n’empêche qu’il y a des ratés comme quand j’ai forcé et que je suis allée emprunter un livre à la bibliothèque près de Voltaire alors que j’avais moins d’une heure avant mon prochain rdv. Je suis arrivée en bas de mon immeuble en même temps que ma cliente. L’accueillir sur le trottoir était peu pro de ma part mais par chance elle était ultra sympa et intéressée par le bouquin qu’elle a feuilleté le temps que je me mette en place (Peau ; à propos de sexe, de classe et de littérature de Dorothy Allison). Sinon, je troque toujours. Un drainage lymphatique contre un massage du visage et intrabuccal. Un drainage contre un cours privé de yoga. L’objectif était de rassembler des astuces pour mon côté gauche où j’ai quelques faiblesses : articulations de la main qui craquent, avant-bras et psoas tendus, cheville foulée l’an passé. Je suis repartie avec une manière neuve d’équilibrer mon corps quand je m’ancre (orteils relevés, poids sur l’extérieur des talons), un post-it fluo gribouillé de dessins d’étirements, et le plein d’images mentales pour engager les muscles profonds. De toute façon je n’aurai pas à tenir trop longtemps cet été car je pars en vacances plus tôt pour la première fois. Je devrais revenir plus tôt (∼ 20 août) mais rien n’est encore booké. Autre modification : j’ai enfin changé d’avis décidé d’ajuster mes tarifs, c’est-à-dire les augmenter pour la première fois en cinq ans. Je travaille plus qu’avant sans pour autant gagner plus (l’inflation, l’augmentation de l’URSSAF, etc.) alors naturellement, j’en ai eu marre. Ce sera effectif au 1er juillet. Le mois dernier, une masseuse est venue s’offrir mes services et m’a offert en retour (sans le savoir) une grande sérénité. Outre son approbation de mes nouveaux tarifs (voir plus bas), elle m’a comme félicitée d’avoir « déjà compris » l’intérêt pour nous, masseuses, d’être à notre compte et de recevoir chez nous, organisation dans laquelle elle s’épanouit elle-même depuis… quinze ans. Cela fait longtemps que je suis convaincue que cette manière de travailler est quasi optimale pour garder intacte le goût du massage (et mener une vie douce, d’écriture, etc.) mais recevoir son expérience et son approbation a renouvelé la confiance que j’ai en mes intuitions. Cet aperçu d’un futur concret a fait baisser d’un ton la voix qui juge mes choix de vie trop indulgents ou qui s’inquiète de leur viabilité en tant que 〰 vraie adulte 〰. Ça m’a fait penser à l’idée d’avoir des role-models (c’est vers 2010, en lisant, que dis-je, en dévorant l’autobiographie que Miley Cyrus co-écrit à 16 ans que j’apprends ce terme)(ça fait d’ailleurs un an que je l’ai vue en concert PRIVÉ et GRATUIT ; ceci vous servira de rappel quant à l’importance de persister à être delusional et de croire en ses rêves les plus absurdes, surtout ceux formulés au plus jeune âge). Donc role-models, c’est-à-dire des personnes sur qui on prend exemple, dont la vie, les choix nous inspirent. C’est parce que j’en ai si peu qu’entendre cette cliente-masseuse m’a fait le plus grand bien. Sans role-model, me voilà qui m’aventure depuis plus de cinq ans à construire ma vie professionnelle avec beaucoup de… d’imagination. Ça en devient divin de trouver des exemples qui au-delà de m’inspirer me rassurent. Mais je suppose qu’il me faut être moins littérale, et plutôt qu’à copier-coller, il faudrait chercher à s’inspirer par touches des systèmes des autres comme on recherche un mood pour une tenue (attention: métaphore fashion). On ne veut pas la reproduire au vêtement près mais plutôt comprendre la coupe, les proportions, l’attitude et les combinaisons qui nous ont attiré.es dans un premier temps. Cela me fait relever tous ces trucs, ces fignolements, tous ces systèmes que j’élabore depuis des années, parfois de manière inconsciente, et qui me permettent de mieux saisir mes rythmes et envies spontanées pour travailler autour, de la manière la plus organique possible. J’en parlerai mieux dans une prochaine lettre parce que celle-ci commence à être longue et vu mon silence dans vos boîtes mails depuis ce qui me semble une éternité, j’ai de côté quelques sujets pour vous écrire bientôt. Je ne veux pas parler trop vite mais par chance, la canicule ne m'empêche ni d’écrire ni de masser. Assommées par la chaleur, les sessions sont moins bavardes et cette même chaleur me rend hyper-présente à mon corps comme les gouttes de sueur qui s’échouent contre le coton de mes micro-vêtements et la soif qui me fait boire toutes les cinq minutes. Chaque passage du ventilateur me rend reconnaissante. de l’avoir acheté ? de sa simple existence ? je délire peut-être un peu mais je suis surtout dans un flow et c’est dans ces moments-là que j’ai l’impression d’avoir profondément compris comment me mouvoir. C’est peut-être aussi l’engouement devant la haute saison qui commence, le cinquième été à masser, l’excitation de l’effort à son pic avant la rupture des vacances. Et pendant un instant, ce flow dépasse l’inquiétude des perspectives étouffantes de l’été brûlant venu trop tôt, trop fort. Je prends, soulagement, j’en ai besoin, je continue à observer tous ces systèmes qui font bifurquer la vie vers la douceur, je prends, j’en ai besoin, vous aussi sans doute, je continue. Je vous laisse, je vais littéralement sauter dans le canal et je vous dis à très bientôt.
des nouvelles des massages
comme mentionné plus haut, au 1er juillet les tarifs augmentent (de dix euros sauf pour le massage du visage) et de nouveaux forfaits vous seront proposés.
je travaille jusqu’au 22/07 et j’ai ouvert quelques dimanches, venez !
carte postale (il faut bien illustrer)

Qui suis-je ? Je m’appelle Pauline et je nourris cette newsletter depuis fin 2022 pour vous raconter mon expérience de masseuse. Mes massages mélangent drainage lymphatique, massage du visage aux bâtons Kansa et deep tissue. VOIR LES DISPONIBILITÉS.



I can buy myself flowers <3
Bonjour Pauline,
Je compte prendre une formule 5 massages drainants mais avant je voulais être certaine qu’il était possible d’en faire au cours du 2e et 3e trimestre de la grossesse (c’est justement dans ce cadre que je souhaite en faire) Si c’est OK alors go, je réserverai.
Bonne journée
Pauline